PIEL DE CEBOLLA

∴ atelier bouillon

performance vidéo, 2021
Le masque fait référence à cet autre moi, celui que l’on applique soigneusement sur la peau, le matin, avant de sortir de chez soi. Se cacher pour devenir cet autre, de vouloir être autre, de s’abandonner en quittant sa peau, sa chair et son corps, puis s’envelopper dans un grand pansement. On devient un oignon, on se met des couches, on cache le dedans, pour ne plus être à vif et se tenir à distance de l’autre. Le masque met notre moi en quarantaine, et devient un semblant de nous, le jour, avant que l’on se retrouve le soir. Il devient un corps qu’il faut supprimer. Cette performance nous place face à la porosité de notre peau. Ce corps qui se mue, tel un serpent, d’où nous faisons apparaître un nouveau corps, ce nouveau visage qui côtoie le viscéral.
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