
ONDOYIONS
installation, 2023
bioplastique, mécanique, céramique, vidéos, biorésine, impression 3D, leds
150x150x40 cm
Présentée en Mars 2023, exposition Le Serpent Bleu, Atelier Bouillon, Lille

PEAUX COMMUNES
installation vidéo, 2023
tissus en bioplastique, chaines, vidéo
100x200x60 cm
Présentée en Mars 2023, exposition musicale Contemporary Club n°1, Galerie IN/OUT, Lille

À L’OMBRE DU NOISETIER
installation, 2022
tables, nappes, teintures vétégales, céramiques, mécanique, fruits gravés, pousses végétales
dimensions variables
Présentée en Juillet et en Septembre 2022, CAPS Utopia, Biennale Lille 3000, Plaine de la Poterne, Lille

AMOURS VISQUEUX
installation vidéo et sonore, 2022
vidéo, son, gravures laser, bioplastique
140x80x90 cm
Présentée en Mars 2022, exposition En Creux, Atelier Bouillon, Lille

GASTÉROÏDE
installation vidéo et sonore, impressions : papier peint, poster, cartes A5, 2022
vidéo, son, céramiques, bioplastiques, dessins, impressions
dimensions variables
Présentée en Décembre 2021, La Nuits des Arts, Limonade Paper, Roubaix

MOTHER TREE
installation extérieure interactive lumineuse et sonore, 2021
biorésine, leds, plastique recyclé, haut parleurs, micro, ordinateur
dimensions variables
Soutenue et présentée en Octobre 2021, Vendredi Party #4, Le Château Éphémère, banlieue parisienne

MÀS QUE LA CÀRA : PENÌNSULA
installation vidéo, 2021
vidéo, bois, impressions 3D, impressions papier
80x80 cm
Présentée en Septembre 2021, exposition COMME IEL VOUS PLAIRA, Atelier Bouillon, Lille

PIEL DE CEBOLLA
vidéo performance, 2021
7.05″
Présentée en Septembre 2021, exposition COMME IEL VOUS PLAIRA, Atelier Bouillon, Lille //
et en Mars 2023, L’Oeil Oodaaq, Galerie du Lieu, Rennes
013 | 2022
AMOURS VISQUEUX
Julie MACHIN, Amours visqueux, 2022, installation vidéo et sonore
mapping vidéo, composition sonore, gravure laser sur gousse d’ail et persil, bioplastiques
Exposition : Mars 2022 – En Creux, Atelier Bouillon, Lille, France
012 | 2021
GASTEROÏDE
Aurélie Damon et Julie MACHIN, Gastéroïde, 2021, Impressions : cartes, poster, papier peint, vidéo, diorama
argile, bioplastique, fused plastique, dessins, vidéo, impressions
Exhibition : December 2021 – La Nuit des Arts, Limonade Paper, Roubaix, France
011 | 2020/2021
MOTHER TREE >>>
La forêt touche chacun de nous d’une façon profonde et viscérale. Elle ravive des souvenirs, suscite en nous des histoires et nous révèle des émotions. L’Arbre est un lien incontestable entre la terre et le ciel, il est un temple de sensations cosmiques, un lieu de refuge et de confidences pour nos maux, pour nos mots. En lien avec les thématiques du vivant, de la Nature et des nouvelles technologies jaillira MotherTree, une œuvre participative et évolutive. Imaginée par Selma Bourdon et Julie Machin, MotherTree est une installation interactive qui tend à recentrer le végétal au cœur du vivant et le vivant au cœur du monde. En se réappropriant l’imaginaire du conte, des histoires traditionnellement transmises à l’oral, nous utiliserons la voix comme moyen de communication mystique, de coopération inter espèces de l’humain vers l’extra-humain.
« Les champignons sont la fibre internet de la forêt. » 2
Des études scientifiques ont prouvé que le mycélium 3 (champignon filaire et souterrain) contribue à l’intelligence fongique (sensibilité des plantes) 4 . Cela nous a amené à considérer la forêt comme un ensemble, un corps vivant, dont les «organes» communiquent grâce à ce tissu nerveux souterrain. Les arbres les plus anciens (arbres-mères) 5 constituent les «nœuds» du réseau global de la forêt, nourrissant les arbres les plus jeunes par le biais du mycélium. Nous inspirant des lichens ou encore des pleurotes 6 qui poussent en symbiose sur les troncs des arbres, nous délimiterons une zone sensible sur l’arbre-mère qui incitera le visiteur à venir se confier au creux de son tronc. Ce dispositif interactif, tel un réceptacle vocal prendra la forme d‘un collier de pleurotes lumineux et sonore. À l’aide de moyens numériques, notamment de capteurs et de programmation, les histoires recueillies seront par la suite propagées, amplifiées et magnifiées dans la forêt, tel un cadavre exquis effervescent, polyphonique et lumineux.
references
2. BRIGHTON Evelyne, Capable, Éditions Baudelaire, 2018, p.125.
3. Def. : Filamentous vegetative apparatus produced by numerous fungi.
4. PierreMeerts continues: “We have known for a long time that the roots are associated with fungi that promote their growth. But what we have known for a short time is that the roots establish a kind of dialogue between them through these mushrooms. The roots emit chemical signals which will be diffused via these fungi and reach another tree. Recent studies show that tree-to-tree communications use the mycelium network of fungi.”
5. Suzanne Simard (ecologist) et Peter Wohlleben, L’intelligence des arbres, 2017.
6. from the Greek “pleuron” which means “side” and ôtos, which means “ear”.
variable dimensions, silicone , leather, speakers, leds, computers, sensors
010 | 2021
MAS QUE LA CARA PENINSULA
L’installation est le résultat d’une défragmentation de la peau. Le visage devient image, simulacre de portrait, figure anonyme, dont certains morceaux ont disparu. Et la texture restante prend la forme d’un paysage sur lequel le regard se promene. Un moyen de redécouvrir son écorce, de cartographier son visage, d’explorer les creux et les montagnes qui le compose, de se promener sur les chemins de la carnation.
Julie MACHIN, Màs que la cara peninsula, 2021, video installation
wood, 3d print, video mapping
Exhibitions : September 2021, COMME IEL VOUS PLAIRA, Atelier Bouillon, Lille, France
009 | 2021
PIEL DE CEBOLLA
Le masque fait référence à cet autre moi, celui que l’on applique soigneusement sur la peau, le matin, avant de sortir de chez soi. Se cacher pour devenir cet autre, de vouloir être autre, de s’abandonner en quittant sa peau, sa chair et son corps, puis s’envelopper dans un grand pansement. On devient un oignon, on se met des couches, on cache le dedans, pour ne plus être à vif et se tenir à distance de l’autre. Le masque
met notre moi en quarantaine, et devient un semblant de nous, le jour, avant que l’on se retrouve le soir.
Il devient un corps qu’il faut supprimer. Cette performance nous place face à la porosité de notre peau.
Ce corps qui se mue, tel un serpent, d’où nous faisons apparaître un nouveau corps, ce nouveau visage qui côtoie le viscéral.
Julie MACHIN, Piel de cebolla, 2021, video performance
7.05″, latex
Exhibitions : September 2021, COMME IEL VOUS PLAIRA, Atelier Bouillon, Lille, France
008 | 2018
WEB SARX PHAGEIN
Cette œuvre évoque avec dérision notre prétendue matérialité sur le Web, ce lieu mangeur de chair, ce lieu sarx phagein. Ces rencontres hybrides proposées dans Web Sarx Phagein avec ses visages peaux/pixels que j’aime appeler les « nouveaux visages » est une expérience qui, peut-être, nous amène à nous questionner sur notre propre existence, notre propre substance, lorsque toutes nos données restent en ligne et que nos corps seront sous terre.
variable dimensions, balloons, video projection, mapping, sensors, computers
007 | 2018
TRACE-IT
Trace-IT est à la fois la trace de notre itinéraire et la trace dans la ville (trace city). C’est une mise en exergue de nos passages ; passages de la présence à l’absence de nos pas. Lorsque nous marchons, nous laissons une trace invisible de nos passages. Nous errons tel des fantômes, dans nos rues, dans la ville, nous nous croisons mais restons anonymes… pourquoi ces points de croisements ne seraient-ils pas la rencontre de nos invisibles passages ? Trace-it s’approprie ces passages, ces chemins que nous ne voyions plus, ces routes inconsciemment déjà tracées. Nous rendons visible ce que nous ne réfléchissons plus. Droite, puis, gauche, puis droite, les pas s’enchaînent sans que nous les pensions ; nous traversons les rues sans les réfléchir, sans penser à ce sol sous nos pieds, que nous usons tout un chacun. La posture de la marche, dans la performance, est détournée quand nous l’abandonnons courbées, tenant à bout de bras un charbon, avec lequel nous traçons et rendons visible la marche éprouvante, épuisante du quotidien, de ces rues qui défilent, de nos paysages urbains. « Ils trament les lieux. À cet égard, les motricités piétonnières forment l’un de ces « systèmes réels dont l’existence fait effectivement la cité », mais qui « n’ont aucun réceptacle physique ». Elles ne se localisent pas : ce sont elles qui spatialisent. » 1 La marche en ville serait comme un code d’exploration subjective que l’on pourrait décoder. « Dans cet investissement et cette appropriation permanentes des lieux, chaque citadin dessinerait alors des parcours qui recomposeraient le visage de la ville […] » 2
references
2. Rachel Thomas. La marche en ville : Une histoire de sens. Espace Geographique, Éditions Belin, 2007, p. 15-26
charcoal
006 | 2017
ALTERIPSE
L’impact de la lumière fluctue au gré d’ondes dessinant les ombres de nos corps spéculaires. Ils s’abandonnent et se mêlent dans ces lieux fictifs, ces couches vidéo fractales entrelacées les unes dans les autres. La chair se désincarne alors en une réalité fantomatique, une imitation du réel, un mirage. Une suite d’apparitions de l’autre et de disparitions de soi , se mêle en images stroboscopiques fantôme.
alterIPSE dénude le Soi et établit une carte spectrale de présences passées, destins croisés ou non-croisés. Ces entre-images, produites par un larsen vidéo, deviennent alors des lieux de rencontres hybrides, imprévues et improvisées. Ces images subliminales, avec lesquelles notre corps dialogue, gravitent autour de nous, nous renvoyant à cet Autre soi-même (en latin, alter ipse).
variable dimensions, sensors, video projections, lights, computers
005 | 2015
ANASTYLOSE
Un dialogue s’installe entre le corps de l’artiste et le corps de «l’autre», de l’inconnu, de celui qui se tient en face de nous. Anastylose nous présente des hybrides de corps: des méta-corps. C’est également un questionnement sur le réel et le virtuel, sur le champ des possibles. Ces hybrides sont des hypothèses de corps, des possibles. Ce corps composite peut-il devenir réel? Est il envisageable qu’il ne le soit déjà? Quoiqu’il en soit, une évidence, le champ du possible est toujours plus large que celui du réel. Bien que le corps soit un médium rationnel en soi, il y a confusion, entre ce que nous croyons être véritable et ce qui ne l’est pas. Le corps de l’artiste dialogue avec « l’autre », il s’approprie ces corps qui ne lui appartiennent pas, s’approprie leurs gestes et nous questionne : « Comment me voit-il ? Comment me perçoit-il ? » C’est aussi un jeu ludique de deux corps étrangers qui se confrontent : « Si vous étiez moi ? Si j’étais vous ? »
references
variable dimensions, video projections
May 2016 – Forces Latentes, for the Moly-Sabata prize, Les Forces motrices, Cité du Design, Saint Etienne, France
May 2015 – Maniak(s), galerie Metalab/Reticular, Saint Etienne, France
004 | 2014
IN HARMONY
Julie MACHIN, Alice MASSON, Pierrick MONNEREAU, Lucas NINARD,
in Harmony, 2014, Interactive installation
variable dimensions, smartphones (sensors), straps, harnesses, computers, lights, speakers, performers
003 | 2013 / 2016
DE SOI A SOI
variable dimensions, video projections and camera
May 2013 – Arythmies, Galerie Les Limbes, Saint Etienne, France
002 | 2013
BILOCA
references
variable dimensions, video projections, camera, lights
001 | 2013
SUPERNOVA
Projeter de la poussière d’étoiles, l’absence présente. »
A l’invitation de l’artiste Laurent Quin lors de son exposition Anatomie Edo à la galerie Les Limbes (Saint Étienne,2013) Supernova est une performance vidéo à représentation unique. Découpée en trois actes vidéo simultanés et projetée en direct : Élodie, à Lille, lisait des passages d’un livre d’Hélène Singer 1 ; Fanny, à Paris, se brossait les dents avec les doigts et recrachait de manière répétitive ; j’étais à Saint Étienne, et m’arrachais une seconde peau. Cette peau de latex dont j’étais recouverte entièrement donnait à voir un double effeuillage : celui de mes vêtements, et celui de ma peau, qui une fois ôtée, dévoilait une chair à vif. Le spectateur, face à l’image, regardait l’action de la webcam (cette œil sans paupière), mis à distance, et condamné à voir sans pouvoir toucher, tel un voyeur.
« Quelque chose qui aurait dû demeurer caché et qui est réapparu. Comme un refoulement inconscient qui se montre à nouveau. » 2
references
2. Cit. Fanny Legros on the Supernova performance.
variable dimensions, video projections and cameras, latex, books, water, toothpaste, plants